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Pascal Pacaly - Ecrivain ![]() Peux-tu commencer par te présenter. Depuis quand écris tu? Quel a été ton parcours dans ce métier ?
Pascal Pacaly, 29 ans. Saint-Etienne. J'écris depuis l'âge de 17 ans mais je ne m'y suis mis sérieusement que depuis trois quatre ans.
Parle nous un peu de ton livre. Comment as-tu eu l'idée de travailler avec des groupes de rock et de raconter leurs histoires ?
Pour remonter à l'origine de tout cela, il faut revenir deux ans en arrière. J'avais écrit une nouvelle intitulée " Histoire de mon groupe de musique " qui racontait l'adolescence de quatre jeunes lycéens. Leur but avoué étant de se dépuceler, ils décidèrent alors de former un groupe de musique car pensaient-ils ( à tort ? à raison ?) que c'était là un bon moyen de séduire les jeunes filles.
Comment as-tu sélectionné les groupes qui ont collaboré au livre ? J'ai simplement fait une sélection de groupes assez connus et que j'aimais. Car pour bien écrire sur un groupe, il faut d'abord aimer ce qu'il fait.
Comment en es-tu arrivé à vouloir travailler avec Madinkà ? Parce que l'image, la musique qu'ils dégagent ne me laisse pas insensible. Cette image froide, humanoïde et androgyne me correspond parfaitement. Pour moi cela allait être un vrai plaisir d'écrire pour, et ce le fut.
Avais-tu déjà vu Madinkà sur scène avant d'écrire la nouvelle ? Non, je ne vais que très rarement aux concerts.
As tu utilisé un style d'écriture spécifique pour la nouvelle sur Madinkà ou écris-tu toujours de la même façon ?
En fait, il y avait deux types de groupes : ceux qui te laissaient écrire ce que bon te semble, et ceux qui voulaient que la nouvelle corresponde à l'image qu'ils donnent d'eux-mêmes. Et puis il y a Madinkà.
Que penses-tu de la façon d'écrire de Noël ? C'est un peu une question piège. J'ai écrit énormément de poèmes, mais un texte de chanson est encore un exercice différent. Bien sûr, ses textes me parlent mais plus que ça je pense qu'il est important de ne jamais juger telle ou telle façon d'être, d'écrire, de s'habiller, etc. On peut juger des idées, par rapport à un passé ou un présent, mais juger une manière d'écrire, c'est m'immiscer dans une intimité que je ne connais pas. Un vieux proverbe indien dit qu'il faut avoir marché deux lunes dans les mocassins d'une personne pour vraiment la connaître. N'étant ni à la place du cœur où de l'âme de Noël, je me vois mal le critiquer tant positivement que négativement, je dois juste me contenter d'apprécier ses mots…
Qu'écoutes tu comme musique habituellement ? Qu'est-ce qui t'inspire pour tes textes ?
Du rock de Placebo, Muse, Indochine, etc. Mais ce que je préfère par dessus tout, ce sont des groupes comme Suede ou T-Rex. La période glam de Bowie aussi.
Pour ton livre, tu as travaillé avec quelques groupes qui ont joué avec Madinkà ( The versus, AQME...). Est-ce un hasard ? Oui et non. Comme je le disais plus haut, cette musique me parle, me touche au plus profond de moi, comme je suppose au plus profond de chaque auditeur. C'est donc tout naturellement que je me suis tourné vers eux.
Tu as travaillé avec des groupes entièrement composés d'hommes. Dans certains, on y trouve une bassiste, ou une guitariste. Je ne sais pas, vraiment. Il faudrait le demander à des "rockeuses". Je suppose qu'il l'est encore un peu. Certaines habitudes sont hélas dures à perdre. Je pense sincèrement qu'une femme jouant du rock aura plus de mal à s'imposer, ou disons moins vite. Les clichés veulent que le rock s'écrive le plus souvent au masculin, et sans doute lorsqu'une " éminence de la musique " voit une femme lui déclarer savoir jouer aussi bien qu'un homme, il aura une petite réticence à la croire. Heureusement on voit qu'une scène féminine émerge, même si je n'aime pas ce mot " scène " car il n'y a ni scène féminine ou masculine, juste du rock, juste des enfants qui avaient des rêves plein la tête et qui se sont accrochés pour réussir. Disons plutôt que de voir des My Pollux, Subway Anais et consort est l'une des meilleures choses qui soit arrivé au rock depuis longtemps ;) Cette sensibilité propre à la femme mélangée à l'esprit rageur du rock donne quelque chose de vraiment beau.
La dynamique de groupe est-elle spécifiquement différente lorsqu'il y a une femme dans un groupe ? Si oui, en quoi ? Non je ne pense pas. Quand on aime le rock, qu'on soit homme ou femme, on joue parce qu'on aime cette musique, qu'elle nous prend aux tripes. Il y des glandeurs tant chez les hommes que chez les femmes, et dans n'importe quel métier. Je le répète, tout n'est question que de passion et motivation, pas de sexe. Tout le monde peut réussir. Il faut juste avoir la foi en soit. Toutes les infos sur le livre, les dédicaces etc. L'interview de Noel à propos du livre et de l'expo Le site de l'exposition 2087 qu'organise Pacaly |